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Virus et système immunitaire

Par 26 novembre 2020Vivre mieux

Qu’est-ce qui fait qu’une personne tombe malade tandis qu’une autre résiste aux virus ? Le système immunitaire, bien sûr ! Si de nombreux facteurs influent sur la qualité de notre réponse immunitaire – sommeil, stress, activité physique, alimentation… -, certaines solutions naturelles permettent de renforcer nos défenses avant l’hiver. Zoom sur les mesures les plus efficaces !

Tout d’abord, qu’est-ce que le système immunitaire ? C’est notre système de défense face à toutes les agressions extérieures : virus, bactéries, champignons… Ce mécanisme complexe, mettant en œuvre de nombreux organes, travaille sans relâche pour nous éviter de tomber malade. Un système immunitaire qui fonctionne de façon optimale permet à l’organisme de lutter efficacement contre les affections hivernales.

Le SARS-CoV-2 est venu récemment se rajouter aux virus déjà connus, avec son lot de nouvelles questions. Le temps de la recherche est, malheureusement, long. En attendant, il est tout à fait possible d’améliorer son terrain immunitaire et de se protéger avec bon sens et positivisme !

Une bonne hygiène de vie…

Nous savons aujourd’hui qu’un bon système immunitaire est étroitement liée à une bonne hygiène de vie. Nous pouvons donc agir en respectant nos besoins en matière de repos. Le sommeil doit être réparateur, avec un état de bien-être au lever. L’important est donc d’écouter son corps lorsque la fatigue se fait sentir et de dormir suffisamment (entre 6 et 10 heures par nuit, selon les personnes).

En plus de favoriser une bonne santé globale, l’exercice physique aurait aussi un effet direct sur l’immunité. En améliorant la circulation sanguine, il permettrait aux diverses substances du système immunitaire de circuler plus facilement dans le corps. Enfin, une alimentation non carencée est primordiale pour soutenir le système immunitaire. Il est donc particulièrement important de veiller à consommer, chaque jour, des portions suffisantes de fruits et de légumes, de protéines et de « bons gras ».

Des nutriments essentiels

Aux côtés d’une bonne hygiène de vie, des solutions naturelles existent bel et bien pour booster l’immunité dans un contexte pré-hivernal. Car si l’organisme peut stocker du gras, il ne peut en revanche conserver les micronutriments.  Les « compteurs » sont donc remis à zéro tous les jours ! Pour prévenir les carences, veillez à faire le plein de nutriments tels que : 

1. Les vitamines

Les vitamines sont des substances organiques Elles ne peuvent pas être fabriquées directement par notre corps, il faut donc lui en fournir au quotidien. Un apport adéquat en vitamines – notamment C et D – préserve et potentialise notre immunité.

Vitamine C

Antioxydant puissant, elle aide à la formation des cellules immunitaires et accélère leur mobilité. La vitamine C est capable de renforcer la production et le renouvellement des anticorps.

Où la trouver ?

En consommant des fruits frais et surtout des agrumes, fruits rouges, kiwis. Les légumes frais, notamment les légumes verts (épinards, cresson, persil), les choux, en contiennent aussi. Leur concentration en vitamine C peut varier. Par exemple : la cerise des Antilles, aussi appelée acérola, est 20 fois plus concentrée en vitamine C que l’orange ou le citron. 

Et si l’on ne consomme pas assez de fruits et légumes frais ?

On choisira un complément alimentaire riche en vitamine C, tel que l’Acérola. La vitamine C d’origine naturelle contenue dans l’acérola, est mieux reconnue et mieux assimilée que la vitamine C de synthèse.

Vitamine D

Elle n’est pas véritablement une vitamine mais plutôt une pro-hormone. On a récemment démontré le rôle clé de la vitamine D dans la régulation de l’immunité. L’apport de vitamine D réduit le risque d’infection respiratoire aiguë de 70% chez les patients carencés.

Où la trouver ?

La vitamine D est produite par la peau sous l’action des rayons ultraviolets B du soleil. Même si l’organisme peut la puiser en petite quantité dans certains aliments (poissons gras, jaunes d’œufs, abats…), l’apport principal en vitamine D se fait par synthèse cutanée.

Certains facteurs perturbent cependant cette production : faible ensoleillement hivernal, pollution atmosphérique, recours aux crèmes solaires, pigmentation de la peau.

Comment faire en hiver ?

Sous nos latitudes, la synthèse cutanée n’est efficace que sur une période qui s’étend de juin à octobre. Selon un rapport de l’Académie de Médecine Française, près de 80% de la population occidentale manque ainsi de vitamine D en hiver. Autant prévenir la carence avec une supplémentation en vitamine D d’origine végétale !

COVID-19 ET VITAMINE D

La vitamine D joue un rôle essentiel dans la qualité du tissu osseux et musculaire ainsi que dans le renforcement de notre système immunitaire. Et dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, nos défenses peuvent être particulièrement sollicitées. Les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire que la « vitamine du soleil » est notre meilleure alliée contre le SARS-COV-2, le virus à l’origine de la maladie. Notamment pour en limiter les effets et éviter les formes les plus graves.

LAnses rappelle donc l’importance d’un apport suffisant en vitamine D en cette période ; en effet, une insuffisance prolongée  entraine une immunité affaiblie. 

Selon un article du Guardian, le Royaume Uni devrait d’ailleurs distribuer massivement, en décembre, de la vitamine D à 2 millions de Britanniques dans le but de prévenir des formes graves de la Covid-19. Cette idée fait également son chemin partout dans le monde. Ainsi, l’Écosse a également décidé de tenter l’expérience, avec des cures de vitamine D pour les personnes à risque. D’autres pays comme la Finlande, le Canada, l’Australie ou encore les États-Unis, devraient suivre.

2. les oligo-éléments

Enfin, on n’oubliera pas les oligo-éléments, minéraux présents en très petites quantités dans notre corps et indispensables au bon fonctionnement de celui-ci. Le zinc, le fer (contenu dans la spiruline) et le sélénium, notamment, participent à de nombreuses fonctions dont celle de stimuler le système immunitaire.

3. les super-aliments

Dans les pays industrialisés, l’accès à la nourriture est abondant. Néanmoins certaines carences en nutriments spécifiques sont assez répandues. En cas de carence, ces nutriments peuvent être apportés à l’organisme par certains compléments alimentaires ou super-aliments.

Les plus efficaces sont la spiruline et le moringa qui concentrent de nombreux nutriments essentiels. Ces compléments reconnus donnent un coup de fouet aux organismes en manque de vitalité, surtout lorsqu’il sont associés comme dans la Spiruline/Moringa.

D’autres compléments méritent également votre attention pour renforcer l’organisme et faire face aux agressions :

  • Lherbe de blé, qui apporte des vitamines A, B, C et E, de la chlorophylle, des minéraux et acides aminés (dont les 9 essentiels),
  • l’ashwagandha, plante adaptogène qui agit de façon globale en boostant l’énergie vitale et en réduisant les effets néfastes du stress sur l’organisme.

 

QUELS PLANTES ÉVITER EN CAS DE CORONAVIRUS ?

Même si certaines plantes sont réputées prévenir et soulager les maux d’un rhume, elles ne soignent pas la COVID-19. De plus, plusieurs peuvent perturber la réponse immunitaire de l’organisme. Dans ce contexte actuel, l’Anses met en garde contre des plantes contenant des dérivés d’acide salicylique  tels que le saule, le bouleau, la reine des près, le peuplier, la verge d’or et les polygalas.

D’autres plantes à l’action inflammatoire sont à proscrire comme les échinacées, le curcuma, l’harpagophytum et la griffe du chat. Par ailleurs, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène pourraient être associés à une aggravation des symptômes de la Covid-19. Toutefois, on manque encore de données scientifiques établissant clairement ce lien.

Dans tous les cas, il convient donc de faire preuve de la plus grande  prudence et de ne pas arrêter brutalement un traitement médical.

Les indispensables « gestes barrières »

Face aux infections virales, il existe des gestes tout simples capables de nous protéger et de protéger notre entourage. Ces « gestes barrières » s’inscrivent dans un ensemble de mesures de prévention susceptibles de limiter la propagation de certaines maladies dont la COVID-19.

Le nettoyage des mains est une mesure encore sous-estimée contre la transmission des virus et notamment du coronavirus. C’est ce qu’affirme une nouvelle étude, parue début octobre 2020 dans Clinical Infectious Diseases. Cette recherche vient confirmer une forte persistance du coronavirus sur la peau, jusqu’à 9 heures (moyenne au sein de l’intervalle 7.96–10.2h).  Or nous portons nos mains au visage plusieurs centaines de fois par jour ; et la bouche, le nez et les yeux sont des points d’entrées pour la contamination !

Toutefois et comme pour la grippe, le coronavirus SARS-CoV-2 est inactivé en 15 secondes par un nettoyage au savon ou l’utilisation d’un gel hydroalcoolique. Se laver les mains régulièrement permet donc d’éviter au maximum la transmission manuportée.

Enfin, le port du masque complète ces mesures de distanciation physique et d’hygiène. Une étude britannique (1) sur la Covid 19 montre que le port du masque dans les espaces publics, amène une réduction légère du coefficient de transmission du virus. Et par là même, une réduction du nombre des contaminations.

(1)Nicholas R. Longrich, « Public use of masks to control the coronavirus pandemic, p4/11: fig1 »Department of Biology and Biochemistry, University of Bath, Bath, United Kingdom,‎  

Coralie Pouilly

Rédaction : Coralie Pouilly

pour Nature & Partage

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